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Résultat de recherche d'images pour "10 18 femme insigne" Résultat de recherche d'images pour "désorientale" Couverture Arte, tome 1 Couverture Agnès Sorel maîtresse de beauté

lundi 22 août 2016

Arte

Informations

Couverture Arte, tome 1

Genre : Manga
Parution de la version originale :
19 avril 2014
Edition :
Komikku éditions
Parution de l’édition :
26 août 2015
Nombre de pages :
192
Langue d’origine :
Japonais
Auteur :
Kei Ohkubo
Traducteur :
Ryoko Akiyama
Prix indicatif :
  7.90 Euros

Résumé

« Florence, début du 16e siècle. Dans ce berceau de la Renaissance, qui vit l’art s’épanouir dans toute sa splendeur, une jeune aristocrate prénommée Arte rêve de devenir artiste peintre et aspire à entrer en apprentissage dans un des nombreux ateliers de la ville… Hélas ! Cette époque de foisonnement culturel était aussi celle de la misogynie, et il n’était pas concevable qu’une jeune femme ambitionne de vivre de son art et de son travail. Les nombreux obstacles qui se dresseront sur le chemin d’Arte auront-ils raison de la folle énergie de cette aristo déjantée ? »

Mon avis

Ce manga a attiré mon œil lors d’une de mes multiples pérégrinations en librairie. Tout d’abord, son titre m’a intrigué, m’inspirant que le sujet serait l’art, que j’aime beaucoup. En voyant le résumé, je vis avec joie que je ne m’étais pas trompée ! Un manga sur l’art, qui plus est lors de la Renaissance (une période que j’affectionne) et à Florence (une ville que je rêve de voir un jour), là, l’intérêt, déjà existant, a grimpé en flèche. En plus, l’héroïne promettait d’être forte et indépendante, et ça, c’est le top aussi. Puis, en retournant ledit manga pour voir la couverture (chose que je n’avais pas encore faîtes), là gros coup de cœur pour le dessin ! Cela augurait vraiment du bon et il n’en fut pas autrement.

L’histoire se passe, comme dit précédemment, durant la Renaissance, une faste période pour l’art et la science, mais aussi pour les nouvelles découvertes. On découvre dès le début l’héroïne, Arte, une jeune aristocrate, qui a perdu son père il y a peu de temps et dont la famille s’est retrouvée avec moins d’argent, pour cause de dettes. La mère d’Arte n’a qu’une idée en tête pour que la famille retrouve sa fortune d’antan : marier sa fille cadette ! Cependant, Arte est bien loin de cette préoccupation, cela ne l’intéresse pas du tout, elle n’en a aucunement envie et tout ce qui l’intéresse c’est le dessin et l’Art.  En effet, depuis qu’elle sait manier un crayon, la demoiselle adore dessiner, et s’intéresse énormément à l’art. Son but : devenir une artiste reconnue. Mais, devenir une artiste reconnue au même titre qu’un homme est un rêve fou pour l’époque ! Cependant, Arte ne se décourage pas, et y croit. Elle veut même devenir apprenti chez un maître, comme pourrait le faire un jeune homme aspirant artiste à l’époque. Le seul allié qu’elle avait et qui encourageait sa fille était son père. Depuis qu’il a disparu, elle n’a plus aucun soutien. Pire que cela, sa mère se met même à brûler les dessins et toiles de sa fille dans la cours de leur demeure, en espérant que la jeune femme comprenne que ce n’est qu’une lubie et qu’elle doit l’arrêter pour se trouver un époux, coûte que coûte ! Arte sera dévastée en voyant jusqu’où va sa mère pour la faire changer d’avis mais ça ne l’arrêtera pas. Au contraire, sa décision d’être une femme artiste s’en trouve renforcée, elle va faire le tour de Florence pour trouver un maître qui voudra d’elle en tant qu’apprenti et qui lui fera perfectionner son art, grâce à son aide. 

Après une longue journée de recherche infructueuse, elle finit par trouver le maître qui l’accepte en tant qu’apprentie. Elle rentre chez elle, prend ses affaires, et déménage chez son maître, et ce contre les protestations de sa mère. Une nouvelle vie va commencer pour Arte.

Celui qui l’a admis dans son atelier se nomme Leo. Il est bourru au premier abord, mais au fur et à mesure, on se rend compte qu’il cache un cœur d’or. Il ne va pas du tout ménager Arte pour son apprentissage et ce dès le premier jour. C’est un personnage auquel on s’attache très vite, qui est emplit de mystère, et dont on ne va pas tout savoir tout de suite.
En ce qui concerne l’héroïne, Arte, elle est attachante comme tout. C’est une grande rêveuse, qui s’accroche à son rêve et y croit dur comme fer. Elle ne lâche jamais rien. Arte montre qu’elle peut être indépendante, qu’une femme n’a pas besoin d’un homme pour s’accomplir et surtout elle prouve qu’une femme peut faire un travail dit « d’homme ».

Au fil de l’histoire, la jeune demoiselle va rencontrer d’autres personnages, dont notamment Michael Parker, qui va très sûrement être présent dans les autres tomes. Il est aussi apprenti chez un maître, et va s’intéresser grandement à notre héroïne. Vous l’aurez sans doute compris Léo et Michael Parker sont inspirés de Léonardo Da Vinci et Michelangelo. C’est un clin d’œil fort sympathique à ces deux grands maîtres de la Renaissance.

Une histoire d’amour se profile, peut-être même un triangle amoureux. Cela amène une touche romanesque fort agréable, et même si les triangles amoureux ne sont pas ma tasse de thé, c’est bien amené, de ce fait, ça passe tout seul !

Une fois le manga refermé, je n’ai eu qu’une hâte, c’est de me jeter sur le tome suivant (ce qui ne devrait pas tarder d’ailleurs).

Ce manga m’a transportée à Florence, à l’époque de la Renaissance avec panache. Arte est une héroïne à laquelle on s’attache vraiment rapidement. Leo est lui aussi attachant rapidement, malgré son côté ours des cavernes. On s’aperçoit très vite qu’il n’est pas méchant, bien au contraire.  En plus d’avoir une histoire vraiment bien ficelée, le manga est doté de dessins superbes. C’est le premier manga de l’auteur mais au vu de la qualité déjà présente, on croirait qu’il a déjà plusieurs séries à son actif. C’est incroyable ! Un manga à découvrir de toute urgence !
Ma note

Et vous, l'avez-vous lu ? Si oui, qu'en avez-vous pensé ? Avez-vous envie de le lire si non ? N'hésitez pas à me faire part de tout cela dans les commentaires, je vous répondrais avec grand plaisir.

A tout bientôt,
Littérairement vôtre,
Nimgarthielle

vendredi 15 juillet 2016

Agnès Sorel maîtresse de beauté

Informations

Couverture Agnès Sorel maîtresse de beauté

Genre : Roman historique
Parution de la version originale : 6 novembre 2014
Edition : Editions Télémaque
Parution de l’édition : 29 octobre 2015
Nombre de pages : 320
Langue d’origine : Anglais
Auteur : Princesse Michael de Kent
Traducteur : Laurence Laroche
Prix indicatif : 22 Euros [17,50 Euros chez France Loisir]

Résumé

« La Reine des Quatre Royaumes est morte. Agnès Sorel, belle et innocente suivante de quatorze ans, attire l'attention de la cour en deuil grâce à son talent pour provoquer les confidences. Nantie de la confiance de la défunte reine Yolande, Agnès séduit tous ceux qu'elle rencontre, mais pas autant que le roi de France nouvellement couronné, Charles VII.
Employée comme demoiselle de compagnie par la reine Marie d'Anjou, Agnès se retrouve installée à la cour, et malgré son honnêteté ne peut s'empêcher de tomber amoureuse du roi. Comme leur relation s'approfondit et que l'influence d'Agnès sur le roi grandit, elle est considérée avec suspicion par le tribunal. Tourmentée par la culpabilité mais incapable de repousser les avances du roi, Agnès est forcée de choisir entre son amour pour Charles et son estime d'elle-même.
Dans ce roman extraordinaire, Son Altesse Royale la princesse Michael de Kent raconte l'histoire qui fait de l'empathie le pouvoir ultime. »

Mon avis

En premier lieu, un grand merci à France Loisir, qui m’a permis de lire ce roman, dans le cadre de Top Lecteur.

Ce roman est en fait le deuxième d’une série, il s’agit du tome 2 de la saga Anjou. Le premier tome était centré sur la reine des quatre royaumes : Yolande d’Anjou. Ici, l’auteur a centré l’intrigue sur Agnès Sorel, une des maîtresses de Charles VII qui lui a beaucoup apporté, autant niveau conseil, que d’enfants.

On suit donc l’avènement d’Agnès en tant que maîtresse du roi de France Charles VII pas à pas, juste après la mort de Yolande d’Aragon, reine des quatre royaumes, la belle-mère de sa maîtresse, Isabelle d’Anjou.

L’histoire se passe quelques années après le premier tome. La reine Yolande vient de mourir, son fils René et sa femme Isabelle viennent lui rendre un dernier hommage lors de ses funérailles, en les organisant et en invitant les personnes qui connurent la Reine des quatre Royaumes. Agnès Sorel est là, car Isabelle d’Anjou, l’épouse du fils de Yolande, René d’Anjou, est une de ses dames de compagnies. Mais, ce n’est pas tout.

En plus de cela, la jeune Agnès, âgée alors de vingt ans au début de l’histoire, a passé une partie des derniers mois vécues par Yolande avec elle, avant de repartir quelques semaines avant sa mort pour aider sa maîtresse à préparer le retour de René. Le retour, car ce dernier se battait pour garder un des royaumes que lui a légué sa mère (il en a pris possession à la mort de son père, des années plus tôt) : celui de Sicile. Malheureusement, la guerre démarrée depuis de nombreuses années, du temps du mari de Yolande, Louis II d’Anjou, ayant couté la vie de ce dernier et du frère aîné de René, Louis III d’Anjou, a pris fin d’une triste manière, puisqu’il a perdu ce royaume que sa mère chérissait tant. Le royaume était convoité par un cousin depuis bien des années : Alphonse d’Aragon, qui a remporté la bataille. René a fui, il n’y avait aucune victoire possible, tout était perdu. Il s’en est voulu, beaucoup et n’est pas remonté voir sa mère directement, ayant honte. Tristement, Yolande est morte avant qu’il ne fasse le voyage pour l’Anjou. Cela le tourmente beaucoup. Grâce à Agnès, il va savoir ce que sa mère pensait de tout cela.

Au fur et à mesure des chapitres, on finit par comprendre que Yolande a inculqué des valeurs nouvelles et des choses importantes à Agnès, notamment comment se comporter envers le roi de France ! Cela avait surpris la jeune femme à l’époque, et elle finit par comprendre que Yolande avait quelque chose derrière la tête en faisant tout cela. Elle avait pour but de rapprocher Agnès de Charles VII pour lui prodiguer de bons conseils lorsqu’elle ne serait plus de ce monde ! Et cela a marché, et plus que ce que Yolande n’a dû espérer.

Agnès était intelligente, bonne, belle et honnête, ce qui lui a permis de vite se faire repérer et avoir la place qu’elle a eu avec Charles VII. C’était une femme intègre qui savait toujours ce qu’il fallait faire, continuant de se servir des conseils donnés par Yolande mais se servant aussi de son intuition. Cependant, cela n’a pas plu à tout le monde. La jeune femme mourut à 28 ans, dans des circonstances plus que douteuses. La mort n’était pas naturelle, cela est sûre. On ne sait pas qui est à l’origine de sa mort, ni quoi, mais on peut soupçonner l’entourage du roi, qui devait réprouver cette union illégitime et qui se savait de tous. Comme Agnès avait un certain pouvoir sur le roi, cela a dû en énerver plus d’un. Une fin bien triste pour une jeune femme qui a fait de grandes choses, venant d’un milieu peu aisé et ayant la tête bien faîte. Son parcours est vraiment bluffant et l’auteur a su lui rendre justice. Grâce à ce roman, on en sait plus sur elle, sur ce qu’elle a été et le rôle qu’elle a joué au côté du roi de France.

Le roman démarre doucement pour nous poser le décor, nous présenter les personnages, nous situer l’action du récit. Même si c’est une fiction, c’est très instructif, car bien documenté. Les faits dépeints ici ont bel et bien eu lieu.

La plume de l’auteur est belle et soignée. Les dialogues sont écrits avec finesse et justesse qui peuvent nous faire penser que les personnages Historique auraient bien pu dire cela.  Un seul point négatif : il y a parfois quelques longueurs et un petit peu trop de louanges sur Yolande ou Agnès, ce qui peut parfois agacer étant donné que l’on comprend très vite qu’elles étaient des femmes remarquables. Cependant, ça ne gâche en rien la qualité du roman.

En plus de l’histoire d’Agnès, il y a, en fond, le conflit avec les Anglais, qui durait depuis de très longues années en France. Les tensions politiques sont aussi bien retranscrites. Cela permet aussi de voir qu’Agnès a joué un rôle très important dans la politique du royaume, donnant aussi des conseils au roi sur ce sujet.

Ce qui est intéressant ici, en plus d’avoir une histoire prenante, c’est que tout est très fidèle historiquement, très bien documenté. Une autre particularité du livre, l’auteur, la princesse Marie-Christine de Kent (appelé Michael de Kent, car étant l’épouse de ce dernier) est la descendante de Yolande d’Aragon mais aussi d’Agnès Sorel ! L’auteur admire ses ancêtres, et cela se sent. Après tout, Agnès Sorel était en effet une femme admirable qui a su user de son charme et de son intelligence pour permettre à Charles VII de prendre les bonnes décisions, ce qui est très bien dépeint dans le roman.

Pour résumer, un roman captivant pour en apprendre plus sur Agnès Sorel, une femme qui marqua son temps autant par sa grâce et sa beauté que pour son intelligence et avoir redonné le goût de vivre à Charles VII. Une dame au destin grandiose, qu’elle-même ne soupçonnait pas en commençant comme demoiselle d’honneur d’Isabelle d’Anjou. Une histoire intéressante et très bien écrite.
Ma note


Et vous, l'avez-vous lu ? Si oui, qu'en avez-vous pensé ? Avez-vous envie de le lire si non ? N'hésitez pas à me faire part de votre avis dans les commentaires.

A tout bientôt,
Littérairement vôtre,
Nimgarthielle

jeudi 14 juillet 2016

Une autre idée du silence

Informations
Couverture Une autre idée du silence
Genre : Roman Historique
Parution de la version originale : 12 mai 2015
Edition : Denoël
Parution de l’édition : 3 septembre 2015
Nombre de pages : 400 pages
Langue d’origine : Anglais [Australie]
Auteur : Robyn Cadwallader
Traducteur : Perrine Chambon et Arnaud Baignot
Prix indicatif : 22,50 Euros [Et 17.99 Euros chez France Loisir]
Résumé
« Angleterre, 1255. À seulement dix-sept ans, Sarah décide de devenir anachorète. Dévouée à Dieu, elle vivra recluse dans une petite cellule mesurant neuf pas sur sept à côté de l'église du village. Fuyant le deuil de sa sœur adorée, morte en couches, et la pression d'un mariage imposé, elle choisit de renoncer au monde, à ses dangers, ses désirs et ses tentations, pour se tourner vers une vie de prière. Mais petit à petit elle comprend que les murs épais de sa cellule ne pourront la protéger du monde extérieur. ‘Une autre idée du silence’ raconte l'histoire intemporelle d'une femme rebelle, prête à des sacrifices inimaginables pour se libérer des chaînes de la société. Elle enchante et hante le lecteur jusqu'à la dernière page. »
Mon avis
Tout d’abord, je remercie France Loisir, grâce à qui j’ai pu lire ce roman, dans le cadre de Top-Lecteur.
L’histoire se déroule en Angleterre, au moyen-âge, plus précisément en 1255.
Sarah à 17 ans, est fille de marchand et a une vie confortable. Un jour, elle perd sa sœur cadette, Emma, qui meurt en couche. C’est le premier déclencheur de sa réclusion. Elle est dévastée, car elle était proche de sa sœur. De plus, un homme la presse de l’épouser. Et cela, elle ne supporte pas non plus! Elle va décider de tout quitter, pour entrer dans une autre vie, faîtes de prière et de recueillement.
Elle va quitter son confort pour une vie de recluse, dévouée à Dieu. Un moyen pour elle de fuir le monde des hommes et la réalité qu’elle ne peut pas affronter.
Sarah choisit de devenir anachorète et donc de passer le reste de sa vie enfermée dans une cellule, à prier, sans plus voir l’extérieur. En choisissant cette voie, la règle lui impose d’oublier son passé. Elle espère ainsi que la douleur provoquée par la perte de sa sœur s’atténuera. Et pourtant, cela ne sera pas le cas, loin s’en faut.
Lors de sa réclusion, elle ne va cesser d’y penser. On mettra à son service deux servantes, et grâce à elles, elle va vouloir savoir ce qu’il se passe à l’extérieur, au contraire de la règle de son ordre.
On vit avec elle tout ce qu’il se passe dès le début de sa réclusion. Ses questionnements intérieurs, sa remise en question, la douleur de la perte de sa sœur, de sa vie d’avant aussi. On ressent toute ses émotions. On se sent même avec elle, dans la cellule, si petite, où elle vit à présent, sans ne plus voir la lumière du jour.
L’écriture bien que retraduisant parfaitement la situation a du mal à rendre le personnage de Sarah. On comprend sa décision mais en même temps, elle est égoïste dans ce choix. De mauvaises raisons ont conduit son choix pour ce style de vie entièrement dédié à Dieu, surtout quand ce n’est pas la foi qui le guide .
Tout n’est pas centré sur la vie en cellule de Sarah et heureusement, car ces passages sont très pesants. L’évocation de sa vie passée, de son autodestruction (se nourrir peu, se flageller, etc.) est très dur à lire. Surtout quand on prend conscience qu’elle finit par se demander si cela à un sens, si elle a bien fait de choisir cette réclusion, plutôt que d’affronter le monde et sa vie.
On voit en plus évoluer d’autres personnages, qui vivent autour de Sarah, dans le village. Cela permet à l’auteur de livrer une description intéressante de la vie au moyen-âge. Les modes de vie, les croyances et le quotidien sont très bien dépeints. Tout aussi instructif est la découverte d’un ordre religieux méconnu, celui des anachorètes. Ces recluses menaient une vie dure et totalement dédiée à la religion et à la quête de la spiritualité.
Le sujet est dur et grave, l’auteur sait l’aborder en finesse et réussit à créer un sentiment de malaise chez le lecteur. La lecture est dérangeante, voire oppressante. En se mettant à la place de cette jeune fille, on la comprend peu, se disant que c’est un réel gâchis que de passer le reste de sa vie à attendre la mort. Car oui, La cellule est le seul lieu dans lequel l’anachorète évolue jusqu’à sa mort. Sa condition de vie l’entraîne à mourir à petit feu. Il est fort choquant qu’une femme préfère choisir une vie aussi âpre et dure, où la joie n’est plus, où tout est noir, fait d’un triste quotidien de souffrances que s’inflige Sarah.
Le roman tire un peu trop en longueur sur les scènes de vie en cellule de Sarah, se répète souvent aussi. Cela peut provoquer une sensation d’ennui.
A priori le sujet m’intéressait beaucoup, la période est une de mes favorites. L’auteur a su rendre le personnage antipathique dans le cadre d’une histoire sordide mettant en œuvre beaucoup de répétitions. Malgré l’écriture douce et délicate de Robyn Cadwallader, un point fort du roman, je n’ai pas éprouvé le plaisir attendu dans la lecture de cet ouvrage.
A noter une documentation très fournie de l’auteur, historienne, sur l’ordre des anachorètes et la période qui rend les situations très réaliste.

En bref, un roman à conseiller si vous aimez l’Histoire, le moyen-âge et en découvrir plus sur un ordre religieux peu connu, celui des anachorètes, ce livre vous apportera beaucoup d’informations sur le sujet. Même si, pour ma part, ce ne fut pas une lecture excellente, je reconnais la qualité de l’ouvrage.  

Ma note

Et vous, l'avez-vous lu ? Si oui, qu'en avez-vous pensé ? Avez-vous envie de le lire si non ? N'hésitez pas à me faire part de votre avis dans les commentaires.

A tout bientôt,
Littérairement vôtre,
Nimgarthielle

jeudi 30 juin 2016

Challenge de l'été 2016, organisé par "Les petits mots de Saefiel"

Challenge_Ete_2016-250x233 Challenge de l'été - Edition 2016

Image provenant du blog de Saefiel

Bonjour amis livresques,

L’été est de retour, même si on n’en voit pas la chaleur, et qui dit été, dit aussi challenge de l’été ! Le Challenge de l’été est organisé par Les petits mots de Saefiel, et c’est un challenge vraiment top !
L’an passé, j’y avais participé en échouant comme un phoque faisant bronzette sur une plage… Mais, cette année, je compte bien réussir. Je participe donc de nouveau à ce super challenge, en étant motivée à bloc. Pendant le challenge, c’est lecture à gogo, sur un transat, avec du thé glacé et au soleil (ou canapé avec alternative thé/chocolat chaud et lumière, au vu du temps…. Gardons espoir que la première option puisse se faire plus souvent qu’actuellement).

Voici tout d’abord le règlement du challenge et les médailles, ci-dessous (vous pouvez consultez l’original chez Saefiel ici) :

Le règlement :

* Le challenge commence officiellement le 21 Juin et se termine le 21 septembre (jour de l’automne)
* Chacun fait une liste des livres qu’il veut lire cet été sans limite de nombre.
* On peut s’ajouter des défis personnels comme lire un titre en VO ou finir les séries en cours.
* Vous pouvez modifier votre liste à loisir durant la période du challenge, l’agrandir, la rétrécir. Tout est permis !
* Si possible partagez votre avancement dans le groupe 
Facebook, sur Livraddict ou même ici par commentaires.
* Le fait d’avoir un blog et/ou de poster des chroniques n’est pas obligatoire. Quiconque est intéressé peut participer.

Les médailles :

* 10 livres lus : Trophée des orteils en éventail
* 20 livres lus : Trophée du surfeur livresque
* 30 livres lus et plus : Trophée de la tong en or
Maintenant que tout est dit sur le fonctionnement du dit challenge, c’est parti, voici ma liste de livres que je compte bien lire cet été ! Il est possible que je la modifie pendant le challenge, au grès de mes envies.

Ma liste de livre :

- De l’autre côté du mur d’Agnès Marot: Lu
- IRL d’Agnès Marrot
- Les Outrepasseurs, tome 2 : La reine des neiges de Cindy Van Wilder
- Les Outrepasseurs, tome 3 : Le libérateur de Cindy Van Wilder
- Memorex de Cindy Van Wilder
- Chronique du tueur de roi, tome 1 : Le nom du vent de Patrick Rothfuss

Skydoll, tome 4: Sudra d'Alessandro Barbucci [dessin et scénario ] et Barbara Canepa [couleur et scénario]: Lu
Porcelaine, tome 1: Gamine de Benjamin Read [Scénario] et Chris Wildgoose [Dessin]: Lu
- L'épervier, tome 7: La mission de Patrice Pellerin[Scénario et dessin]: Lu
Agnès Sorel maîtresse de beauté de La Princesse Michael de Kent: Lu
Le pactole de Cynthia d'Aprix Sweeney: Lu
Miss Dumplin de Julie Murphy: Lu
Les gens heureux lisent et boivent du café d'Agnès Martin Lugand: Lu
Les chabadas, tome 10: Les 4 chevaliers au grand coeur de Daniel Picouly (auteur) et Colonel Moutarde (illustrateur): Lu
Les trois fantômes de Tesla, tome 1: Le mystère Chtokavien de Guilhem [dessin] et Richard Marazano: Lu
- Les enfants des lumières, tome 4: Judith (tome 1), 1759: La plume de l'ange, de Laure Bazire et Flore Talamon: En cours
 - Waylander, tome 1 de David Gemmel
- Oraison de Samantha Bailly
- Les rois maudits, Intégrale de Maurice Druon
- Les mémoires de Zeus de Maurice Druon
- Un jour de David Nicholls
- Percy Jackson, tome 1 : le voleur de foudre de Rick Riordan
- La voie de l’empereur, tome 1 : Le corbeau et la torche de Nabil Ouali
- American Fays d’Anne Farkhouri et Xavier Dollo
- Animale, tome 1 : La malédiction de boucle d’or de Victor Dixen
- Phobos, tome 1 de Victor Dixen
- L’archipel des Numinées,  tome 1 : Arachnae de Charlotte Bousquet
- Deux sœurs pour un roi de Philippa Gregory
- Belle époque d’Elizabeth Ross
- Anno Dracula, tome 1 de Kim Newman
- Widdershins, tome 1 : Le pacte de la voleuse d’Ari Marmell
- L’arcane des épées, intégrale I de Tad Williams
- L’épouvanteur, tome 1 : L’apprenti Epouvanteur de Joseph Delaney
- Avant toi de Jojo Moyes
- Aeternia, tome 2 : L’envers du monde de Gabriel Katz
- Les annales de la compagnie noire, tome 1 : La compagnie noire de Glen Cook
- La 5ème vague, tome 1 de Rick Yancey
- Les sentiers des astres, tome 1 : Manesh de Stephan Platteau
- Les salauds gentilshommes, tome 1 : Les mensonges de Locke Lamora de Scott Lynch
- Les six royaumes, tome 1 : La geste du sixième royaume d’Adrien Thomas
- Royaume de vent de colère de Jean-Laurent Del Socorro

Défis personnel :

*Lire 20 livres de la liste durant le challenge (si plus ce serait top, mais on va y aller par étape).
*Lire deux à trois livres par semaines
*Lire un à deux livres en un jour.
*Finir une série
*Commencer une série

Avancement :

Je mettrais régulièrement à jour le challenge par ici.

10/20:
* De l'autre côté du mur d'Agnès Marot.
* Skydoll, tome 4: Sudra d'Alessandro Barbucci [dessin et scénario ] et Barbara Canepa [couleur et scénario]
* Porcelaine, tome 1: Gamine de Benjamin Read [Scénario] et Chris Wildgoose [Dessin]
* L'épervier, tome 7: La mission de Patrice Pellerin [Scénario et dessin]
* Agnès Sorel maîtresse de beauté de La Princesse Michael de Kent
* Le pactole de Cynthia d'Aprix Sweeney
* Miss Dumplin de Julie Murphy
* Les gens heureux lisent et boivent du café d'Agnès Martin Lugand
* Les chabadas, tome 10: Les 4 chevaliers au grand coeur de Daniel Picouly (auteur) et Colonel Moutarde (illustrateur)
* Les trois fantômes de Tesla, tome 1: Le mystère Chtokavien de Guilhem [dessin] et Richard Marazano

Et vous, vous participez ? Si ce n’est pas le cas, n’hésitez pas à participer à ce challenge bien sympathique, plein de bonne humeur !

Bon challenge à tous !

Je vous souhaite de toutes bonnes lectures,
A tout bientôt,
Littérairement vôtre,
Nimgarthielle.

samedi 18 juin 2016

Charly 9

Informations

Couverture Charly 9

Genre : Roman Historique
Parution de la première édition en grand format (chez Julliard) : 10 mars 2011
Edition : Pocket
Parution de l’édition : 1er mars 2012
Nombre de pages : 224 pages
Langue d’origine : Français
Auteur : Jean Teulé
Prix indicatif : 6.30 Euros

Résumé

« Charles IX fut de tous nos rois de France l'un des plus calamiteux.
À 22 ans, pour faire plaisir à sa mère, il ordonna le massacre de la Saint-Barthélemy, qui épouvanta l'Europe entière. Abasourdi par l'énormité de son crime, il sombra dans la folie. Courant le lapin et le cerf dans les salles du Louvre, fabriquant de la fausse monnaie pour remplir les caisses désespérément vides du royaume, il accumula les initiatives désastreuses.
Transpirant le sang par tous les pores de son pauvre corps décharné, Charles IX mourut à 23 ans, haï de tous.
Pourtant, il avait un bon fond. »

Mon avis

Depuis le temps que j'entends parler des romans de Jean Teulé, avec grand bien, je me suis lancée et ce sans lire le résumé (grave erreur que j’ai faîtes, par ailleurs). Aimant les romans historiques, je me suis dit qu'au vu des critiques sur ses livres, ils semblaient bien documentés et respectaient tout de même l'Histoire. Que nenni, il n'en est rien !

J'ai abandonné au bout d'un peu plus d'une vingtaine de page, tout en feuilletant les suivantes et en lisant la fin, pour vérifier si le roman était toujours aussi plus que passable. De ce fait, la chronique sera très courte, mais au vu de ce que j'ai lu, je peux vous dire que ce "Charly 9" est un roman contournable plutôt qu'incontournable......
Le style de l'auteur ne colle pas à l'époque et est gênant. Une plume fade, en plus. Les éloges sur la plume de l'auteur me laissent donc perplexe…

De plus, le contexte historique n'est pas maîtrisé du tout. Des incohérences historiques à foison, on sent que l'auteur a pris peu de renseignements sur les personnages qui ont réellement existé et sur la période.  Pour ne vous en citer qu’un exemple, cela m’a hérissé le poil quand Jean Teulé a mis noir sur blanc que Catherine de Médicis, Charles IX et Henri d’Anjou, ses fils, étaient les instigateurs de la Saint Barthélémy. Là, je peux vous dire que j’ai vu rouge. Une des grosses erreurs historiques qui m’a fait lâché le livre. Monsieur Teulé devrait réviser son histoire de France, car ni Catherine, ni Charles, ni Henri, ne sont les comploteurs de cette horrible période. Je passe outre d’autres erreurs, toutes aussi grosses, qui m’ont fait sauter au plafond, tant il y en a, malheureusement…

En bref, l'auteur se sert de l'histoire pour la remanier à sa façon, sans savoir manier fiction et Histoire. Pourtant, un roman historique se devrait de respecter tout de même le contexte et les personnages ayant réellement existé, mais ce n'est pas le cas ici. Un roman bien décevant. A déconseiller à ceux qui aiment les romans Historiques bien documentés, comme moi. Pour ceux aimant les romans Historiques sans trop de rigueur et de documentation dans l'Histoire, cela peut plaire, mais aux autres : fuyez.

Ma note


Et vous, l’avez-vous lu ? Si oui, l’avez-vous apprécié, ou partagez-vous mon avis ? N’hésitez pas à m’en toucher quelques mots en commentaire, je me ferais un plaisir de vous lire et de vous répondre.

A tout bientôt,
Littérairement vôtre,
Nimgarthielle

dimanche 5 juin 2016

Vostok

Informations

Couverture Vostok

Genre : Science-Fiction
Edition :
Denoël
Parution de l’édition :
17 mars 2016
Nombre de pages :
432
Langue d’origine :
Français
Auteur :
Laurent Kloetzer
Prix indicatif :
21.50 Euros

Résumé

« Vostok, Antarctique. L’endroit le plus inhospitalier sur Terre. Des températures qui plongent jusqu’à – 90 °C. En 1957, les Russes y ont installé une base permanente, posée sur un glacier de 3 500 mètres d’épaisseur, ignorant alors qu’à cet endroit, sous la glace, se cache un lac immense, scellé depuis l’ère tertiaire. Pendant des décennies, équipe après équipe, puits après puits, ils ont foré la glace. Pour trouver, peut-être, des formes de vie jusque-là inconnues. Vingt ans après la fermeture de la base, un groupe d’hommes et de femmes y atterrit, en toute illégalité. Ils vont réchauffer le corps gelé de Vostok, réveiller ses fantômes. Ils sont là pour s’emparer du secret du lac. S’ils échouent, il ne leur sera pas permis de rentrer vivants chez eux. Situé dans le même futur qu’Anamnèse de Lady Star, Vostok narre l’incroyable aventure d’une très jeune femme, Leonora, condamnée à laisser les derniers vestiges de son enfance dans le grand désert blanc. »

Mon avis

En premier lieu, merci beaucoup à Babelio et aux éditions Denoël, grâce à qui j'ai pu lire le titre via la Masse Critique.

Ce roman me fait envie dès que j'ai vu sa sortie annoncée, c'est donc avec joie que je me suis jetée dessus. Oui jetée dessus car le résumé était vraiment alléchant et pleins de promesses ! Je ne fus pas du tout déçue, oh que non ! Vostok a rempli ses promesses et bien plus. Ce fut un régal, un coup de cœur, pour cet univers glacé et sans pitié et pour cette histoire haletante.

Il m'a fait voyager dans un futur pas si lointain, au côté d'une héroïne, du nom de Leonara, qui en impose du haut de ses douze ans. Au fil de l’histoire, on suit son évolution. La jeune fille passe vite dans le monde des adultes, malgré son âge, grandissant plus vite que prévu, par ce qu’elle vit. Leonora, ou Leo, pour les intimes, est la sœur du Juan, un caïd faisant parti de la pègre et pas n'importe quelle pègre, une des deux plus grosses organisations criminelles du monde : le Carcèl. Le monde a beau être régi par différents dirigeants de par le monde, ceux qui tiennent tout sont en fait le Carcél et les Andins, les états les laissant faire et coopérant même avec eux. Personne ne fait rien pour endiguer la chose. En plus de cela, Leo va finir par se retrouver loin de ses amis, les activités de son frère l’obligeant à se couper de tout, à part l’école, payée par le Carcél, lui dispensant les meilleures études qui soient. Elle vivra dans une prison dorée, sans autre univers que son frère et son entourage de voyous, tous peu recommandables. Mais un jour, Leo découvrira que son frère cherche une clef capable de pénétrer dans la faction rivale et qui permet peut-être d'arrêter tout cela. Le problème est qu'elle se situe dans un endroit gelé, coupé de tout : en Antarctique. Leo va être embarquée dans cette folle aventure mêlant science-fiction et thriller, qui commence doucement mais ne s'essouffle jamais.

Le contexte politique de l'histoire est aussi fascinant. Voir que les états tolèrent des crapulent, pour satisfaire leur besoin, leurs magouilles, peu importe l'état du monde, et la survie de ce dernier, cela sonne presque réel, au vu de l'état actuel des choses. On peut se dire que cela peut être plausible, un jour, pourquoi pas (mais on n’espère pas, ce serait effrayant) !

Cette histoire est passionnante. C'est un roman d'anticipation avec des personnages touchants et attachants, même complexes. La plume de l'auteur est très agréable. L'auteur s'est d'ailleurs basé sur des faits réels : la base faîtes à Vostok en 1957 par les russes a bel et bien existée. Ce qu'a fait l'auteur de ce fait est vraiment génial.

En bref, un roman haletant et prenant tout à fait excellent, avec une héroïne qui a du caractère et qui est très attachante. On ne peut décrocher de l’histoire tant elle est prenante et intéressante. La plongée dans cet univers glacial ne vous laissera pas de marbre. Je recommande vivement ce roman à tout amateur du genre !

Ma note



Et vous, l’avez-vous lu ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ? N’hésitez pas à me donner votre avis dans les commentaires.
 A tout bientôt,
Littérairement vôtre,
Nimgarthielle


samedi 21 mai 2016

La terre qui penche

Informations

Couverture La terre qui penche

Genre : Roman Historique-Fantastique
Edition :
Gallimard
Parution de l’édition :
20 août 2015
Nombre de pages :
360
Langue d’origine :
 Français
Auteur :
Carole Martinez
Prix indicatif :
20 Euros

Résumé

« Blanche est morte en 1361 à l’âge de douze ans, mais elle a tant vieilli par-delà la mort ! La vieille âme qu’elle est devenue aurait tout oublié de sa courte existence si la petite fille qu’elle a été ne la hantait pas. Vieille âme et petite fille partagent la même tombe et leurs récits alternent. L’enfance se raconte au présent et la vieillesse s’émerveille, s’étonne, se revoit vêtue des plus beaux habits qui soient et conduite par son père dans la forêt sans savoir ce qui l’y attend. Veut-on l’offrir au diable filou pour que les temps de misère cessent, que les récoltes ne pourrissent plus et que le mal noir qui a emporté sa mère en même temps que la moitié du monde ne revienne jamais ? Par la force d’une écriture cruelle, sensuelle et poétique à la fois, Carole Martinez laisse Blanche tisser les orties de son enfance et recoudre son destin. Nous retrouvons son univers si singulier, où la magie et le songe côtoient la violence et la truculence charnelles, toujours à l’orée du rêve mais deux siècles plus tard, dans ce domaine des Murmures qui était le cadre de son précédent roman. »

Mon avis

Dans un premier temps, je tiens à remercier France loisir, qui grâce à Top lecteur, m’a fait parvenir ce livre. J’ai ainsi pu découvrir une nouvelle auteur dont je lirais les autres romans avec plaisir.

Le début du roman est fastidieux et ne m’a pas convaincue, ayant eu du mal à me plonger dedans. L’écriture est pourtant belle et poétique mais je n’arrivais pas à entrer dans l’univers car on est projeté dans l’histoire un peu brutalement, sans connaître le début. En effet, on se retrouve avec la narratrice, qui se prénomme Blanche, qui parle du jour de sa mort, sans se présenter, sans rien expliquer mais en racontant que ce jour-là, La loue, la rivière de la ville où vit Blanche, a cessé de clapoter, de « vivre ». Cela désarçonne beaucoup, surtout que sur plusieurs pages des descriptions s’enchaînent avec des personnages qui entrent dans l’histoire, sans que l’on sache ce qu’ils viennent vers là et surtout sans que l’on saisisse où l’auteur veut nous amener.

Puis, passé ce moment peu agréable à lire, non pas à cause de la plume mais à cause de l’égarement dans lequel nous sommes pris, on finit enfin par comprendre ce qu’il se passe, où l’on est. On est pris dans l’histoire, dans cette histoire sombre à souhait se déroulant au XIIIème siècle, où la poésie de la plume de l’auteur se mêle avec la cruauté de l’histoire, et de ce qu’a vécu (et voit aussi) Blanche. On ne peut plus décrocher, on est envoûté.

Blanche, l’héroïne, est décédée, et elle nous conte son histoire, la vie qu’elle voit se dérouler encore, malgré le fait qu’elle n’existe plus. Elle se souvient de son enfance, et essaye de se rappeler de comment elle est morte. Deux voix s’alternent, celle de Blanche adulte et celle de Blanche enfant. Quand Blanche plus âgée parle, elle s’adresse souvent à elle enfant. Fait étrange, elle est adulte car son âme a vieilli mais elle n’en a pas eu l’occasion car elle est morte jeune, très jeune même, à l’âge de douze ans. C’est très étrange mais aussi une très bonne optique de voir l’histoire par deux optiques différentes mais émanant pourtant de la même personne.

Le langage de l’histoire est cru, cruel, avec une plume très poétique. L’auteur nous livre une plume tout à fait plaisante. Elle nous conte là une fable mystérieuse et brutale à la fois. Cette histoire ne laisse pas indifférent et enchante, même si le ton est dur. Le mystère, la magie et la poésie imprègne cette histoire, qui est vraiment excellente. Au final, quand on repense au début, on ne peut que se dire qu’il était nécessaire d’être amené aussi brusquement dans le roman, cela était voulu, pour nous montrer combien l’héroïne se sent elle aussi désemparée. Ce début s’apprécie donc, après avoir plongé dans le roman qui ne nous laissera pas indifférent. Un très bon roman, arrivant à mêler la douceur à la cruauté.

Un roman original et particulier. Une fable cruelle vue par les yeux d’une enfant partie bien trop vite ; essayant de se rappeler ce qu’il s’est passé lors de sa mort, de se souvenir de son passé ; dans un monde médiéval mystérieux et captivant.

Ma note



Et vous, l'avez-vous lu ? Si oui, qu'en avez-vous pensé ? Avez-vous envie de le lire si non ? N'hésitez pas à me faire part de votre avis dans les commentaires.

A tout bientôt,
Littérairement vôtre,
Nimgarthielle


jeudi 12 mai 2016

Adélaïde et le coeur du régent

Informations


Genre : Historique
Edition : Editions Michel Quintin
Parution de l’édition : 24 septembre 2015
Nombres de pages : 648
Langue d’origine : Français
Auteur : Linda Sayeg
Prix indicatif : 29.95 Dollards (13.90 Euros en Epub. Le livre est sorti au Canada, mais pas encore en France en papier)

Résumé

« Déjà, alors qu’ils s’adonnent à leurs jeux d’enfants à Versailles, Adélaïde de Lanuzac et Philippe d’Orléans sont épris l’un de l’autre. Toutefois, lorsque Adélaïde rencontre Louis-Auguste de Bourbon, fils légitimé de Louis XIV et de François de Montespan, elle ne peut se défendre de l’attirance qu’il lui inspire, manifestement réciproque.

Mais le roi a tôt fait de couper court aux tiraillements amoureux. Soucieux tout à la fois d’assurer des unions princières à ses bâtards et de tuer dans l’œuf toute menace à son pouvoir absolu, il impose des mésalliances. Adélaïde doit s’exiler en Nouvelle-France au bras d’un obscur lieutenant.

Pourtant, lorsqu’elle reviendra en 1718 dans un Paris auquel la Régence de Philippe d’Orléans aura donné une effervescence nouvelle, elle constatera que, dans son cœur, rien n’a vraiment changé. »

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier France Loisir qui m’a permis de lire ce livre dans le cadre du partenariat Top Lecteur. C’est une lecture que je n’aurais pas découvert sans eux, et pour cela, je les remercie grandement, car ce fut une lecture vraiment superbe. Un coup de cœur, qui m’a émue du début, jusqu’à la fin.

Le début de l’histoire se situe en 1684, pendant le règne de Louis XIV, où ce dernier est bien loin du jeune roi qu’il a été. On suit la jeune Adélaïde de Lanuzac, fille de Marie de Lanuzac et du Marquis de Lanuzac, qui vit à la cour de Versaille, avec sa mère. Sa mère est une des dames de compagnie de la duchesse d’Orléans, et la petite Adélaïde vit donc très proche de ce qu’il se passe à la cour du Roi Soleil. Au début, l’auteur nous présente les personnages, le décor, la cour, pour mieux nous immerger dans le quotidien de ce qu’est la vie à Versailles à cette époque.
Cette immersion est tout à fait réussie et ce du début à la fin du roman. En effet, Linda Sayeg s’est parfaitement documentée, et nous livre un roman très fidèle historiquement. Quand elle prend le parti de dévier l’Histoire, elle l’indique en bas de page, ce qui est fort appréciable. De plus, l’auteur a rassemblé des notes pour mieux éclairer le lecteur, en fin de livre, pour lui permettre de replacer la famille royale, les événements historiques et les divers personnages historiques réels rencontré. Cela est vraiment fort pratique pour replacer chaque événements et personnages.

On se croirait vraiment à Versailles en lisant, tant les descriptions sont fidèles, les ragots de la cour bien présent, les personnages existants ayant des dialogues qui auraient pu leur appartenir, et même les complots et coups bats y sont bien retranscrits (notamment le complot visant à faire fléchir Monsieur et Madame pour marier leur fils et leur fille aux enfants légitimé de Louis XIV).

En ce qui concerne l’histoire, elle est très prenante. On suit la vie d’Adélaïde, de ses 10 ans à sa vie de femme adulte, vivant avec elle ses moments de joie mais aussi de tristesse. Il y a aussi des passages concernant Louis XIV, ou encore la duchesse d’Orléans, pour mieux nous faire voir ce qu’il se trame en fond, et que tout cela à une incidence dans la vie d’Adélaïde.

Adélaïde et sa famille sont des personnages fictifs, ainsi que la romance dépeinte entre elle et Philippe d’Orléans et le duc du Maine, bien entendu. Mais cela est tellement bien amené et ficelé, qu’on y croit !
La romance est bien dosée, sans tomber dans le cliché. Au début de l’histoire, même s’ils sont enfants, Adélaïde et Philippe s’aiment déjà très fort. Ils sont dans l’insouciance de l’enfance et bien loin de se douter que leur idylle ne sera pas heureuse, loin de là. Pourtant, tout est sous de meilleurs hospices. Ils sont heureux, passent de bons moments avec leur amies, Anne, fille de l’autre dame de compagnie de la duchesse : Henriette de Beaufort, et Louise-Françoise, une des filles de Madame de Montespan et Louis XIV. Mais un jour, tout bascule. Adélaïde rencontrera le frère de Louise-Françoise, le duc du Maine, Louis-Auguste, un jour où le roi invita Philippe, Adélaïde, Anne, Louise-Françoise et Louis-Auguste, à Saint-Cyr en compagnie de son épouse secrète : Françoise de Maintenon, pour y inaugurer le bâtiment qui prendra en charge l’éducation de jeune fille nobles et désargentés. Adélaïde verra ses sentiments se brouiller, éprouvant de l'amour pour Philippe, mais aussi pour Louis-Auguste. Sa vie en sera changée à jamais. Elle verra, en grandissant, tout se cache la cour, qu’y ivre est encore plus dure qu’elle ne le pensait enfant. Elle prendra aussi conscience de l’implacabilité du Roi Soleil car quand ce dernier prend une décision, il s’y tient, sans tenir compte des sentiments de ses proches… Pour la tenir éloigné de son fils légitimé, le Roi Soleil la mariera avec un lieutenant qu’elle ne connait pas, et elle partira avec son époux en Nouvelle-France. Une nouvelle vie s’ouvrira à elle, sans qu’elle n’oublie jamais la France et ses deux amours, pour qui son cœur ne cessera de battre.

C’est très touchant et émouvant de la suivre ainsi, de son enfance à son âge adulte, de voir qu’elle s’endurcie avec le temps tout en restant la jeune fille douce et sensible qu’elle a toujours été. C’est une héroïne au grand cœur qui ne renoncera jamais, malgré tout ce qu’elle a vécu, à l’amour.

Le style de l’auteur est très joli, sa plume se mariant bien avec l’époque qu’elle traite. Fluide et doux, tout comme l’ait son héroïne. Elle nous transporte avec délice au siècle du Roi Soleil. Linda Sayeg mêle avec brio l’Histoire et la fiction, arrivant avec justesse à les lier pour que tout soit cohérent.

L’Histoire du roman se découpe en trois parties : l’enfance d’Adélaïde, son adolescence, et puis enfin, son exil en Nouvelle-France ainsi que son retour en son pays natal. Ce découpage permet de voir l’évolution de la jeune fille, tout en ne perdant pas le fil de l’histoire, l’auteur prenant grand soin à nous décrire ce qu’il s’est passé pendant les années qui sont éclipsées du récit, que ce soit historiquement parlant ou pour l’héroïne.

Un roman captivant, avec une histoire d’amour très belle, qui nous plonge au cœur du siècle de Louis le Grand. Pour tous les amateurs d’Histoire et même, d’histoire d’amour.

Ma note



Et vous, l'avez-vous lu ? Si oui, qu'en avez-vous pensé ? Avez-vous envie de le lire si non ? N'hésitez pas à me faire part de votre avis dans les commentaires.

A tout bientôt,
Littérairement vôtre,

Nimgarthielle

jeudi 21 avril 2016

Book Haul de Février #12


Bonjour amis livresques,

Voici le Book Haul de février, un petit peu en retard. Ce mois de février ne fut pas plus raisonnable que les autres, loin de là. Je voulais un petit peu freiner pour mon porte-monnaie, mais ce n'est pas concluant cette fois. Ceci étant, je trouve très souvent des livres d’occasion à très bon prix, donc je me permets des craquages de la sorte, car au final, le prix payé est bien moindre que le neuf. D’où le fait qu’il y ai pas mal de livres présents dans mes Book Haul. Il y a du neuf bien sûr, quand même, mais aussi beaucoup d’occasions. Je ne chine pas mal sur amazon, priceminister, ebay, marché du livre, etc, et trouve très souvent des trésors à petit prix, donc je suis ravie ! Certes, cela fait encore un beau craquage et un beau rajout à ma P.A.L, mais cela me plaît et c’est le principal, n’est-ce pas ? D’autant plus que certains ne feront pas long feu dans la P.A.L. Notamment Charly 9, qu’il me tarde de lire, car il semble vraiment très intéressant ou encore à L’histoire sans fin, que j’ai très envie de lire, adorant les films quand j’étais enfant (et encore maintenant).

Préparez-vous donc pour la présentation des livres de février, car il y a du lourd. C’est parti (mon kiki) !

Les jolies acquisitions du mois de Février :

Couverture La légende arthurienne Couverture Merlin, cycle 1, tome 1 : Les années oubliées / Les années perdues Couverture La légende du roi Arthur et des chevaliers de la Table Ronde, intégrale Couverture L'épée Brisée Couverture Rebecca Kean, tome 5 : L'Armée des Âmes Couverture Les Larmes rouges, tome 3 : Quintessence Couverture Les héritiers de l'aube, tome 1 : Le septième sens Couverture Les Salauds Gentilshommes, tome 2 : Des horizons rouge sang Couverture Belle Epoque Couverture La fille de braises et de ronces, tome 1 Couverture La fille de braises et de ronces, tome 2 : La couronne de flammes Couverture La Passe-miroir, tome 1 : Les fiancés de l'hiver Couverture Charly 9 Couverture Les annales de la Compagnie noire, tome 03 : La Rose blanche Couverture Les annales de la Compagnie noire, tome 04 : Jeux d'ombres Couverture Le Secret de l'Inventeur, tome 2 : L'Énigme du magicien Couverture Les Royaumes Oubliés : La Légende de Drizzt, tome 03 : Terre Promise Couverture Les Royaumes Oubliés : La Légende de Drizzt, tome 04 : L'éclat de cristal Couverture Les Royaumes Oubliés : La Légende de Drizzt, tome 05 : Les Torrents d'Argent Couverture Les Royaumes Oubliés : La Légende de Drizzt, tome 06 : Le Joyau du Halfelin Couverture Arte, tome 1 Couverture Les Premières aventures de Sherlock Holmes, tome 1 : L'Ombre de la mort Couverture Port d'Âmes Couverture Les Enchantements d'Ambremer / Le Paris des Merveilles, tome 3 : Le Royaume immobile Couverture L'Histoire sans fin Couverture Le Trône d'argile, tome 1 : Le chevalier à la hache

Livres reçus grâce à des partenariats :

Couverture Ana l'Étoilée, tome 1 : L'ours et la colombe Couverture Girl Online, tome 2

Ana l’étoile a déjà été dévoré et chroniqué, il n’est pas resté longtemps du tout dans la tour livresque, héhéhé (si vous voulez lire la chronique, c’est par ici) !  Merci encore aux éditions du chat noir pour ce partenariat ponctuel. J’ai pu ainsi découvrir la plume d’Ophélie Bruneau et j’ai beaucoup apprécié ma lecture. Vivement la suite !

J’avais pu avoir le premier tome de Girl Online, l’année passée, par un partenariat ponctuel pour le livre avec La Martnière et n’avait que peu aimé ma lecture, et l’avait même abandonnée, c’est pourquoi je n’en avais pas fait de chroniques. Cependant, je l’ai relu il n’ya pas longtemps, voulant lui donner une deuxième chance, car j’étais persuadée l’avoir lu au mauvais moment. C’était en effet le cas, car j’ai beaucoup apprécié cette fois-là. De ce fait, lors de l’ouverture des partenariats, j’ai demandé s’il était possible d’avoir le deuxième tome, et la réponse fut positive. Du coup, je suis fort contente de pouvoir bientôt lire la suite des aventures de Penny qui sont sympathique et rafraichissante. Ce n’est pas un coup de cœur pour le premier tome mais une bonne lecture sans prise de tête. Une fois lu le deuxième tome, je posterais les chroniques des deux tomes en même temps. Merci aux éditions La Martinière pour leur confiance !

Le Book Haul est terminé, vous voyez donc que la P.A.L monte, monte, mooooooonte, bien vite (plus qu’elle ne descend…). Cela va plus vite à acquérir qu’à lire mais ils seront tous lu, sûr et certain (et ils me font tous envie là, à me regarder avec les jolis dos, les vils) !

J’espère que ce Book-Haul vous aura plu et vous aura donné des idées de lecture.

Et vous, quelles ont été vos acquisitions du mois de février ? Avez-vous lu certains livres présentés ici ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ? Certains titres vous font-ils envie ? N’hésitez pas à me laisser un petit mot en commentaire. Je serais, comme toujours, ravie d’échanger avec vous.

Je vous souhaites, à tous, de toutes bonnes lectures,
A tout bientôt,
Littérairement vôtre,
Nimgarthielle