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Résultat de recherche d'images pour "désorientale" Couverture Arte, tome 1 Couverture Agnès Sorel maîtresse de beauté

jeudi 13 juillet 2017

Désorientale

Informations

Désorientale

Genre :  Littérature française contemporaine(Roman historique et contemporain à la fois)
Edition :
Liana Lévi
Parution de l’édition : 25 août 2016
Nombre de pages : 352 pages
Langue d’origine :  Français
Auteur :
Négar Djavadi
Prix indicatif :
22 Euros

Résumé

 « La nuit, Kimiâ mixe du rock alternatif dans des concerts. Le jour, elle suit un protocole d'insémination artificielle pour avoir un enfant avec son amie Anna. Née à Téhéran en 1971, exilée en France dix ans plus tard, elle a toujours tenu à distance sa culture d'origine pour vivre libre. Mais dans la salle d'attente de l'unité de PMA de l'hôpital Cochin, d'un rendez-vous médical à l'autre, les djinns échappés du passé la rattrapent. Au fil de souvenirs entremêlés, dans une longue apostrophe au lecteur, elle déroule toute l'histoire de la famille Sadr. De ses pétulants ancêtres originaires du nord de la Perse jusqu'à ses parents, Darius et Sara, éternels opposants au régime en place ; celui du Shah jusqu'en 1979, puis celui de Khomeiny. Ce dernier épisode va les obliger à quitter définitivement l'Iran. La France vécue en exilés n'a rien à voir avec le pays mythifié par la bourgeoisie iranienne… Alors, jouant du flash-back ou du travelling avant, Kimîa convoque trois générations et une déesse du rock and roll au chevet de sa " désorientalisation ". »

Mon avis

J’ai lu Désorientale dans le cadre d’un projet pour ma formation. On devait présenter un livre par groupe de quatre à six, qui faisait parti de la rentrée littéraire. Nos formateurs nous ont fait une petite sélection et nous devions choisir un livre par groupe. Même ci ce roman a été lu pour un projet de cours, j’avais très envie d’en partager mon ressenti avec vous, car il est pour moi, un livre chouchou à présent. Je ne vous en dit pas plus et continue ma chronique.

Dès que l'on nous a présenté Désorientale, j'ai été fort intéressée par le résumé. Une histoire qui allait parler de l'insémination artificielle, du côté d'une femme homosexuelle, venant de l'Iran, des sujets assez tabous me donnait envie de le lire. Je me le suis très vite procuré (disons plutôt que ma boss a été très gentille de me prêter son service presse, un remerciement à elle au passage, qui m'a permis de pouvoir me plonger dedans rapidement) et l'ai vite commencé.

Et là........le drame.....

Oui, le drame car j'ai été désarçonnée par le début. Les flashback de l'héroïne sur le passé de sa famille m'ont un peu "perturbée" dans le sens où je ne m'attendais pas à ça! Mais où était donc ce que le résumé promettait?! Certes, le début se passe bien à l'hôpital, Kimiâ l'héroïne attends bien de se faire inséminer, mais pourquoi revenir sur sa famille? Pourquoi parler de l'andarouni?! Je ne voyais pas le rapport, j'étais perdue et perplexe.... Le résumé m'avait flouée, j'étais déçue, vraiment! Au bout de cinquante pages, je le refermais, et le mettais de côté, n'y trouvant pas mon compte. Vraiment, cet effet de retour en arrière, puis revenir à nouveau à l'hôpital, et encore en arrière, c'était trop pour moi, ce n'était pas comme ça que je voyais le roman! Alors, je l'ai laissé là, sur mon bureau, en-dessous de La reine du Tearling d'Erika Johansen, qui lui ne me décevait pas du tout et me captivait bien plus.

Puis, j'ai finis La reine du Tearling (que j'ai adoré au passage), et j'ai entamé un autre roman, laissant encore ce pauvre Désorientale de côté. En finissant cet autre roman, qui était Les carnets d'Allie de Meg Cabot (roman jeunesse sympathique, rapide à lire), j'avais besoin de quelque chose de plus sérieux, de dépaysant. Désorientale était toujours là, à sa place, il n'avait pas bougé, un signe que je devais le lire, peut-être! Alors je l'ai repris en main, me suis dit qu'il fallait lui redonner sa chance, car l'Iran est un pays dont je sais trop peu de choses à mon goût, que cela m'intéresse d'en savoir davantage et que très sûrement en ouvrant Désorientale j'en saurais plus! Adorant l'Histoire après tout, pourquoi pas! Au diable le résumé, il fallait que je m'en détache pour l’apprécier, je le sentais.

Je le fis, j'oubliais le résumé. Je relu du début, un peu en diagonale pour me remettre dans le bain, et là, là, j'ai accroché de suite. Là, je n'ai pas su le refermer, là, j'étais au côté du Kimiâ, dans la salle d'attente mais aussi dans ses souvenirs familiaux. Je voyageais en Iran, dans les montagnes de l'Alborz, dans l'appartement des Sadr, à Paris, Londres, Berlin,...partout où Kimiâ allait, ou les membres de sa famille, je les suivais, m'imaginais tout. Je vivais l'histoire, elle me prenait aux tripes! J'avais l'impression de lire un conte des Milles et une Nuit (que j'aime énormément d'ailleurs), en plus rock'n roll, et plus réaliste. Au final, je n'ai pas du tout était déçue, loin, bien loin de là! Je suis ravie d'avoir remis le nez dedans, car c'est un gros, un énorme même, coup de coeur! Désorientale m'a émue, touchée et bouleversée. C'est une pépite, qu'il faut absolument lire (un conseil cependant: NON! Ne lisez pas le résumé!!!! Si c’est trop tard, oubliez-le !).

En bref, ce fut un énorme coup de cœur que cette pépite qu’est Désorientale. Un petit bijou qui vous fera passer par une kyrielle d’émotions et d’endroits !

Notes explicatives, au cas où :

Adarouni : Appartement des femmes dans la maison traditionnelle iranienne, dont l’entrée est interdite aux hommes adultes sauf les domestiques et membres de la famille. (Wikitionnaire)
Alborz : L'Elbourz, en persan البرز, aussi écrit Alborz ou Elburz, est une chaîne de montagnes au nord de l'Iran, s'étendant des frontières de l'Arménie au nord-ouest, à la mer Caspienne au nord, jusqu'à l'est aux frontières du Turkménistan et de l'Afghanistan. C'est au sud de la chaîne qu'est situé le plus haut sommet d'Iran, le mont Damavand (5 671 m) et la ville de Téhéran, située en moyenne à 1 300 mètres d'altitude (le centre est à 1 200 mètres). (Wikipédia)

Ma note


Et vous les amis, vous avez-lu ce beau roman ? Si oui, vous l’avez aimé ? Ou pas ? Et si vous ne le connaissiez pas, avez-vous envie de le découvrir ?
Dites-moi tout !

A bientôt,
Des bises,

Nimgarthielle

mercredi 12 juillet 2017

Le retour de la Nim'!


Bonjour à tous amis livresques,

Enfin, je reviens sur la Blogosphère après un an d’absence ! Plusieurs fois dans l’année, j’ai cru pouvoir revenir pour de bon et ce ne fut pas le cas…. Pas parce que l’envie me manquait, oh que non, au contraire ! Je bouillait de ne pas avoir le temps de le faire ! Car oui, c’était le temps qui me manquait et non l’envie. Car elle était là, forte. Mais elle a dû patienter, cette envie de partager vec vous mes lectures. Patienter que le temps soit enfin là pour moi.

Et il est venu le temps (des cathéééédraaaaaaaleuuh ! Le *Oups, ce n’est pas ça !) de revenir sur cette bonne vieille Blogosphère littéraire qui me manquait temps !

Beaucoup de « temps » dans cet article, mais dans nos vies si trépidantes, si bien remplies, on court après lui ! N’êtes-vous pas d’accord avec moi ?

Alors, pourquoi ce temps me manquait-il, me demanderez-vous les petits choux ? Tout simplement parce qu’en Août de l’année dernière je suis rentrée dans le monde du travail, en tant qu’Apprentie ! Et pas dans n’importe quel métier non, celui de mes rêves ! Hé oui, depuis un an je suis libraire Apprentie dans une bien jolie librairie, situé au cœur des montagnes du Doubs, près de la frontière Suisse ! En parallèle de ce job de rêve, je suis une formation. Hé oui ! On ne peut être Apprentie sans en suivre une ! Une à deux fois par mois, je monte à Paris pour aller sur les bancs de l’école, à l’Infl. Vous vous doutez donc que mes semaines étaient chargées. Entre projet pour l’école, lecture pour le boulot, et j’en passe, le temps (encore lui !) me manquait.

Maintenant qu’un an est passé, que ma première année est terminée, je peux vous dire que je suis sûre que cette voie est la bonne ! Être libraire est ce que je veux au plus profond de moi et cette première année d’apprentissage n’en a qu’accru cette conviction ! La deuxième continuera en Septembre, en attendant, je suis en vacances pour quelques semaines. J’ai beau adorer mon métier, ces semaines de repos sont plus que bienvenue ! En plus, elles me permettent de revenir par ici, et cette fois, pour de bon !

Promis, le blog ne sera plus laissé à l’abandon ! Maintenant que cette première année est passé, je sais comment mieux organiser mon temps pour laisser une place au blog, qui m’a cruellement manqué, tout comme vous, mes p’tits choux !

Nimgarthielle revient, avec des chroniques, et des p’tites choses en plus ! Car, je vais très sûrement ouvrir une autre catégorie sur le blog : celle des jeux-vidéos ! Cela ne vous a pas échappée, sans doute, je suis une fana de jeux vidéo, et je ne peux faire sans en parler, comme la lecture. C’est pourquoi il m’a semblé normal que l’art du pixel soit présent dans mon antre lui aussi !
D’autres petites choses sont prévus, mais je ne vous dit pas tout… Je garde la surprise…

Ce retour signe aussi une nouvelle tête pour le blog, qui a été faîtes avec l’aide ma chère amie Laurine, qui m’a gentiment faite ma bannière (cliquez sur son petit nom pour aller sur son joli blog si vous ne le connaissez pas encore) !

Voilà les petits choux (oui j’ai décidé de vous appeler les petits choux, faute de trouver un autre nom pour l’instant ), mon retour est bel et bien là !

Foi de Nim’, des articles il y aura par ici et cette Antre ne sera plus négligée !

C’est parti, on va dépoussiérer l’antre Nimiesque !

Oh et, avant de vous quitteer (seulement pour cet article, promis, juré craché, même que je jure sur mes livres de Gégé, là c’est énorme quand même ^^) , dites-moi donc, vous avez-lu quoi dernièrement ? Racontez-moi tout, dites moi vos coup de cœur, vos coup de gueule : TOUT !  Je veux TOUT savoir sur vos lectures !

A tout bientôt les petits choupis (ça alterne un peu) !,

Des bises !



Nimgarthielle

Note explicative de la photo: Wyzima se situe dans le monde du Sorceleur.  Je pense qu'aucun d'entre vous ne sera étonné de cela!

lundi 22 août 2016

Arte

Informations

Couverture Arte, tome 1

Genre : Manga
Parution de la version originale :
19 avril 2014
Edition :
Komikku éditions
Parution de l’édition :
26 août 2015
Nombre de pages :
192
Langue d’origine :
Japonais
Auteur :
Kei Ohkubo
Traducteur :
Ryoko Akiyama
Prix indicatif :
  7.90 Euros

Résumé

« Florence, début du 16e siècle. Dans ce berceau de la Renaissance, qui vit l’art s’épanouir dans toute sa splendeur, une jeune aristocrate prénommée Arte rêve de devenir artiste peintre et aspire à entrer en apprentissage dans un des nombreux ateliers de la ville… Hélas ! Cette époque de foisonnement culturel était aussi celle de la misogynie, et il n’était pas concevable qu’une jeune femme ambitionne de vivre de son art et de son travail. Les nombreux obstacles qui se dresseront sur le chemin d’Arte auront-ils raison de la folle énergie de cette aristo déjantée ? »

Mon avis

Ce manga a attiré mon œil lors d’une de mes multiples pérégrinations en librairie. Tout d’abord, son titre m’a intrigué, m’inspirant que le sujet serait l’art, que j’aime beaucoup. En voyant le résumé, je vis avec joie que je ne m’étais pas trompée ! Un manga sur l’art, qui plus est lors de la Renaissance (une période que j’affectionne) et à Florence (une ville que je rêve de voir un jour), là, l’intérêt, déjà existant, a grimpé en flèche. En plus, l’héroïne promettait d’être forte et indépendante, et ça, c’est le top aussi. Puis, en retournant ledit manga pour voir la couverture (chose que je n’avais pas encore faîtes), là gros coup de cœur pour le dessin ! Cela augurait vraiment du bon et il n’en fut pas autrement.

L’histoire se passe, comme dit précédemment, durant la Renaissance, une faste période pour l’art et la science, mais aussi pour les nouvelles découvertes. On découvre dès le début l’héroïne, Arte, une jeune aristocrate, qui a perdu son père il y a peu de temps et dont la famille s’est retrouvée avec moins d’argent, pour cause de dettes. La mère d’Arte n’a qu’une idée en tête pour que la famille retrouve sa fortune d’antan : marier sa fille cadette ! Cependant, Arte est bien loin de cette préoccupation, cela ne l’intéresse pas du tout, elle n’en a aucunement envie et tout ce qui l’intéresse c’est le dessin et l’Art.  En effet, depuis qu’elle sait manier un crayon, la demoiselle adore dessiner, et s’intéresse énormément à l’art. Son but : devenir une artiste reconnue. Mais, devenir une artiste reconnue au même titre qu’un homme est un rêve fou pour l’époque ! Cependant, Arte ne se décourage pas, et y croit. Elle veut même devenir apprenti chez un maître, comme pourrait le faire un jeune homme aspirant artiste à l’époque. Le seul allié qu’elle avait et qui encourageait sa fille était son père. Depuis qu’il a disparu, elle n’a plus aucun soutien. Pire que cela, sa mère se met même à brûler les dessins et toiles de sa fille dans la cours de leur demeure, en espérant que la jeune femme comprenne que ce n’est qu’une lubie et qu’elle doit l’arrêter pour se trouver un époux, coûte que coûte ! Arte sera dévastée en voyant jusqu’où va sa mère pour la faire changer d’avis mais ça ne l’arrêtera pas. Au contraire, sa décision d’être une femme artiste s’en trouve renforcée, elle va faire le tour de Florence pour trouver un maître qui voudra d’elle en tant qu’apprenti et qui lui fera perfectionner son art, grâce à son aide. 

Après une longue journée de recherche infructueuse, elle finit par trouver le maître qui l’accepte en tant qu’apprentie. Elle rentre chez elle, prend ses affaires, et déménage chez son maître, et ce contre les protestations de sa mère. Une nouvelle vie va commencer pour Arte.

Celui qui l’a admis dans son atelier se nomme Leo. Il est bourru au premier abord, mais au fur et à mesure, on se rend compte qu’il cache un cœur d’or. Il ne va pas du tout ménager Arte pour son apprentissage et ce dès le premier jour. C’est un personnage auquel on s’attache très vite, qui est emplit de mystère, et dont on ne va pas tout savoir tout de suite.
En ce qui concerne l’héroïne, Arte, elle est attachante comme tout. C’est une grande rêveuse, qui s’accroche à son rêve et y croit dur comme fer. Elle ne lâche jamais rien. Arte montre qu’elle peut être indépendante, qu’une femme n’a pas besoin d’un homme pour s’accomplir et surtout elle prouve qu’une femme peut faire un travail dit « d’homme ».

Au fil de l’histoire, la jeune demoiselle va rencontrer d’autres personnages, dont notamment Michael Parker, qui va très sûrement être présent dans les autres tomes. Il est aussi apprenti chez un maître, et va s’intéresser grandement à notre héroïne. Vous l’aurez sans doute compris Léo et Michael Parker sont inspirés de Léonardo Da Vinci et Michelangelo. C’est un clin d’œil fort sympathique à ces deux grands maîtres de la Renaissance.

Une histoire d’amour se profile, peut-être même un triangle amoureux. Cela amène une touche romanesque fort agréable, et même si les triangles amoureux ne sont pas ma tasse de thé, c’est bien amené, de ce fait, ça passe tout seul !

Une fois le manga refermé, je n’ai eu qu’une hâte, c’est de me jeter sur le tome suivant (ce qui ne devrait pas tarder d’ailleurs).

Ce manga m’a transportée à Florence, à l’époque de la Renaissance avec panache. Arte est une héroïne à laquelle on s’attache vraiment rapidement. Leo est lui aussi attachant rapidement, malgré son côté ours des cavernes. On s’aperçoit très vite qu’il n’est pas méchant, bien au contraire.  En plus d’avoir une histoire vraiment bien ficelée, le manga est doté de dessins superbes. C’est le premier manga de l’auteur mais au vu de la qualité déjà présente, on croirait qu’il a déjà plusieurs séries à son actif. C’est incroyable ! Un manga à découvrir de toute urgence !
Ma note

Et vous, l'avez-vous lu ? Si oui, qu'en avez-vous pensé ? Avez-vous envie de le lire si non ? N'hésitez pas à me faire part de tout cela dans les commentaires, je vous répondrais avec grand plaisir.

A tout bientôt,
Littérairement vôtre,
Nimgarthielle

vendredi 15 juillet 2016

Agnès Sorel maîtresse de beauté

Informations

Couverture Agnès Sorel maîtresse de beauté

Genre : Roman historique
Parution de la version originale : 6 novembre 2014
Edition : Editions Télémaque
Parution de l’édition : 29 octobre 2015
Nombre de pages : 320
Langue d’origine : Anglais
Auteur : Princesse Michael de Kent
Traducteur : Laurence Laroche
Prix indicatif : 22 Euros [17,50 Euros chez France Loisir]

Résumé

« La Reine des Quatre Royaumes est morte. Agnès Sorel, belle et innocente suivante de quatorze ans, attire l'attention de la cour en deuil grâce à son talent pour provoquer les confidences. Nantie de la confiance de la défunte reine Yolande, Agnès séduit tous ceux qu'elle rencontre, mais pas autant que le roi de France nouvellement couronné, Charles VII.
Employée comme demoiselle de compagnie par la reine Marie d'Anjou, Agnès se retrouve installée à la cour, et malgré son honnêteté ne peut s'empêcher de tomber amoureuse du roi. Comme leur relation s'approfondit et que l'influence d'Agnès sur le roi grandit, elle est considérée avec suspicion par le tribunal. Tourmentée par la culpabilité mais incapable de repousser les avances du roi, Agnès est forcée de choisir entre son amour pour Charles et son estime d'elle-même.
Dans ce roman extraordinaire, Son Altesse Royale la princesse Michael de Kent raconte l'histoire qui fait de l'empathie le pouvoir ultime. »

Mon avis

En premier lieu, un grand merci à France Loisir, qui m’a permis de lire ce roman, dans le cadre de Top Lecteur.

Ce roman est en fait le deuxième d’une série, il s’agit du tome 2 de la saga Anjou. Le premier tome était centré sur la reine des quatre royaumes : Yolande d’Anjou. Ici, l’auteur a centré l’intrigue sur Agnès Sorel, une des maîtresses de Charles VII qui lui a beaucoup apporté, autant niveau conseil, que d’enfants.

On suit donc l’avènement d’Agnès en tant que maîtresse du roi de France Charles VII pas à pas, juste après la mort de Yolande d’Aragon, reine des quatre royaumes, la belle-mère de sa maîtresse, Isabelle d’Anjou.

L’histoire se passe quelques années après le premier tome. La reine Yolande vient de mourir, son fils René et sa femme Isabelle viennent lui rendre un dernier hommage lors de ses funérailles, en les organisant et en invitant les personnes qui connurent la Reine des quatre Royaumes. Agnès Sorel est là, car Isabelle d’Anjou, l’épouse du fils de Yolande, René d’Anjou, est une de ses dames de compagnies. Mais, ce n’est pas tout.

En plus de cela, la jeune Agnès, âgée alors de vingt ans au début de l’histoire, a passé une partie des derniers mois vécues par Yolande avec elle, avant de repartir quelques semaines avant sa mort pour aider sa maîtresse à préparer le retour de René. Le retour, car ce dernier se battait pour garder un des royaumes que lui a légué sa mère (il en a pris possession à la mort de son père, des années plus tôt) : celui de Sicile. Malheureusement, la guerre démarrée depuis de nombreuses années, du temps du mari de Yolande, Louis II d’Anjou, ayant couté la vie de ce dernier et du frère aîné de René, Louis III d’Anjou, a pris fin d’une triste manière, puisqu’il a perdu ce royaume que sa mère chérissait tant. Le royaume était convoité par un cousin depuis bien des années : Alphonse d’Aragon, qui a remporté la bataille. René a fui, il n’y avait aucune victoire possible, tout était perdu. Il s’en est voulu, beaucoup et n’est pas remonté voir sa mère directement, ayant honte. Tristement, Yolande est morte avant qu’il ne fasse le voyage pour l’Anjou. Cela le tourmente beaucoup. Grâce à Agnès, il va savoir ce que sa mère pensait de tout cela.

Au fur et à mesure des chapitres, on finit par comprendre que Yolande a inculqué des valeurs nouvelles et des choses importantes à Agnès, notamment comment se comporter envers le roi de France ! Cela avait surpris la jeune femme à l’époque, et elle finit par comprendre que Yolande avait quelque chose derrière la tête en faisant tout cela. Elle avait pour but de rapprocher Agnès de Charles VII pour lui prodiguer de bons conseils lorsqu’elle ne serait plus de ce monde ! Et cela a marché, et plus que ce que Yolande n’a dû espérer.

Agnès était intelligente, bonne, belle et honnête, ce qui lui a permis de vite se faire repérer et avoir la place qu’elle a eu avec Charles VII. C’était une femme intègre qui savait toujours ce qu’il fallait faire, continuant de se servir des conseils donnés par Yolande mais se servant aussi de son intuition. Cependant, cela n’a pas plu à tout le monde. La jeune femme mourut à 28 ans, dans des circonstances plus que douteuses. La mort n’était pas naturelle, cela est sûre. On ne sait pas qui est à l’origine de sa mort, ni quoi, mais on peut soupçonner l’entourage du roi, qui devait réprouver cette union illégitime et qui se savait de tous. Comme Agnès avait un certain pouvoir sur le roi, cela a dû en énerver plus d’un. Une fin bien triste pour une jeune femme qui a fait de grandes choses, venant d’un milieu peu aisé et ayant la tête bien faîte. Son parcours est vraiment bluffant et l’auteur a su lui rendre justice. Grâce à ce roman, on en sait plus sur elle, sur ce qu’elle a été et le rôle qu’elle a joué au côté du roi de France.

Le roman démarre doucement pour nous poser le décor, nous présenter les personnages, nous situer l’action du récit. Même si c’est une fiction, c’est très instructif, car bien documenté. Les faits dépeints ici ont bel et bien eu lieu.

La plume de l’auteur est belle et soignée. Les dialogues sont écrits avec finesse et justesse qui peuvent nous faire penser que les personnages Historique auraient bien pu dire cela.  Un seul point négatif : il y a parfois quelques longueurs et un petit peu trop de louanges sur Yolande ou Agnès, ce qui peut parfois agacer étant donné que l’on comprend très vite qu’elles étaient des femmes remarquables. Cependant, ça ne gâche en rien la qualité du roman.

En plus de l’histoire d’Agnès, il y a, en fond, le conflit avec les Anglais, qui durait depuis de très longues années en France. Les tensions politiques sont aussi bien retranscrites. Cela permet aussi de voir qu’Agnès a joué un rôle très important dans la politique du royaume, donnant aussi des conseils au roi sur ce sujet.

Ce qui est intéressant ici, en plus d’avoir une histoire prenante, c’est que tout est très fidèle historiquement, très bien documenté. Une autre particularité du livre, l’auteur, la princesse Marie-Christine de Kent (appelé Michael de Kent, car étant l’épouse de ce dernier) est la descendante de Yolande d’Aragon mais aussi d’Agnès Sorel ! L’auteur admire ses ancêtres, et cela se sent. Après tout, Agnès Sorel était en effet une femme admirable qui a su user de son charme et de son intelligence pour permettre à Charles VII de prendre les bonnes décisions, ce qui est très bien dépeint dans le roman.

Pour résumer, un roman captivant pour en apprendre plus sur Agnès Sorel, une femme qui marqua son temps autant par sa grâce et sa beauté que pour son intelligence et avoir redonné le goût de vivre à Charles VII. Une dame au destin grandiose, qu’elle-même ne soupçonnait pas en commençant comme demoiselle d’honneur d’Isabelle d’Anjou. Une histoire intéressante et très bien écrite.
Ma note


Et vous, l'avez-vous lu ? Si oui, qu'en avez-vous pensé ? Avez-vous envie de le lire si non ? N'hésitez pas à me faire part de votre avis dans les commentaires.

A tout bientôt,
Littérairement vôtre,
Nimgarthielle